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Critical Chain Project Management : guide d’introduction pour les débutants

Critical Chain Project Management : guide d’introduction pour les débutants

Critical Chain Project Management : guide d’introduction pour les débutants
Publié par Wimi Staff, le jeudi 11 juin 2020, mis à jour le mardi 29 novembre 2022

Vous voulez améliorer le taux de réussite de vos projets ? Vous souhaitez finir vos projets dans les délais et diminuer les coûts ? Parmi les nombreuses méthodologies de gestion de projet existantes, la méthode de la chaîne critique (critical chain project management ou CCPM en anglais) peut vous intéresser.

Le manque de concentration et l’incapacité à gérer l’incertitude sont deux causes importantes du retard dans les projets, de la baisse de qualité, des délais excessifs et du manque d’esprit d’équipe. La méthode de la chaîne critique s’attaque à ces causes principales et permet ainsi d’améliorer la vitesse, la qualité, la ponctualité des projets ainsi que le moral de l’équipe.

Définition

La méthode de la chaîne critique est issue de la Théorie des contraintes (Theory of Constraints ou TOC en anglais), développée par Eliyahu M. Goldratt dans son livre Le But (The Goal) publié en 1984. La Théorie des contraintes est une méthodologie qui permet d’identifier les contraintes (aussi appelées goulots d’étranglement) qui vous empêchent d’atteindre votre objectif et de les faire disparaître. Eliyahu M. Goldratt adapte la méthode à la gestion de projet avec son livre Chaîne Critique, paru en 1997.

 

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La méthode de la chaîne critique est une alternative de la méthode du chemin critique. Souvenez-vous, le chemin critique représente la plus longue succession de tâches dépendantes qui détermine la durée du projet. Cependant, on reproche à cette méthode de considérer que les ressources sont illimitées, ce qui est rarement le cas.

Pour remédier à cela, la chaîne critique désigne le plus long enchaînement de tâches dépendantes en prenant en compte le nombre et la disponibilité des ressources grâce au nivellement. Le nivellement est une notion essentielle qui consiste à décaler la réalisation d’une tâche au moment où la ressource affectée à sa réalisation est disponible. Ainsi, on évite les conflits de ressources, c’est-à-dire une ressource sollicitée pour réaliser plusieurs tâches en même temps.

En plus du nivellement, cette méthode instaure également la création de marges de sécurité (appelées buffers), la notion de rétroplanification et le pilotage par les durées et non par les tâches.

Comment ça marche ?

Suivez ces 8 étapes pour appliquer la méthode de la chaîne critique à vos projets.

1. Définir les tâches et les ressources

Le démarrage reste le même pour tous les projets : commencez par identifier l’ensemble des tâches à exécuter, évaluez leur durée de réalisation et définissez les ressources (humaines et matérielles) dont vous aurez besoin pour accomplir votre projet.

2. Identifier le chemin critique

Déterminez le chemin critique du projet, c’est-à-dire la plus longue succession de tâches dépendantes les unes des autres en considérant que vos ressources sont illimitées. Réalisez un rétroplanning (en partant de la fin du projet) en planifiant les tâches au plus tard.

3. Réduire la durée de chaque tâche

En gestion de projet, la durée de chaque tâche est généralement surestimée afin d’anticiper les retards et aléas éventuels. Cependant, cela est inefficace à cause de la loi de Parkinson (tout travail tend à s’étaler pour occuper tout le temps qui lui est imparti), du syndrome de l’étudiant (on se met au travail au dernier moment) et du multitâche.

Supprimez donc les marges de sécurité et divisez ainsi par deux la durée de chaque tâche. Les marges de sécurité sont conservées sous forme de tampons (buffers) et placées à la fin du projet en cas de retard.

4. Identifier et gérer les conflits de ressources

Pour éviter qu’un de vos collaborateurs se retrouve à effectuer plusieurs tâches simultanément, autrement dit à faire du multitâche, vous devez identifier les conflits de ressources et niveler vos ressources en réorganisant votre projet. Attention à toujours bien respecter les dépendances des tâches.

5. Identifier la chaîne critique

A présent, vous pouvez identifier la chaîne critique, c’est-à-dire la succession de tâches la plus longue qui tient compte à la fois de l’interdépendance entre les tâches et entre les ressources. C’est la différence avec le chemin critique qui ne prend pas en compte la disponibilité des ressources. La chaîne critique détermine la durée du projet.

6. Insérer les tampons

Les tampons ou buffers permettent de protéger le projet des éventuels retards dans la réalisation des tâches. Le tampon projet (ou buffer project) équivaut à la moitié de la durée de réalisation du projet. Il est placé à la fin du projet.

Les autres tampons permettent d’absorber le retard des tâches secondaires (qui n’appartiennent pas à la chaîne critique).

7. Placer les comptes à rebours

La chaîne critique peut s’apparenter à une course de relais où chaque tâche démarre dès que celle qui la précède se termine. Pour vous assurer que chaque ressource sera prête à se consacrer entièrement à la réalisation de sa tâche critique le moment venu, placez des alertes ou comptes à rebours une semaine avant le début de chaque tâche de la chaîne critique afin de prévenir la ressource du démarrage de sa tâche.

Le but des comptes à rebours est d’éviter le démarrage en retard d’une tâche car cela pourrait avoir un impact négatif sur tout le projet.

8. Piloter le projet

Pilotez votre projet en en suivant la disponibilité de vos ressources et en surveillant la consommation des tampons. Si moins d’un tiers des tampons est consommé, tout va bien. Si plus d’un tiers est utilisé, évaluez les risques et mettez en place des actions correctives. Au-delà de deux tiers, une cellule de crise doit être convoquée.

Conclusion

La méthode de la chaîne critique est plus réaliste et plus efficace que la méthode du chemin critique car elle prend en compte la disponibilité des ressources, évitant ainsi le multitâche et les conflits de ressources. Les marges de sécurité sont mutualisées à la fin du projet, ce qui permet de réduire la durée moyenne des projets. Enfin, cette méthode est idéale dans la gestion multi-projets qui exige une grande quantité de ressources.

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