Gestion de projet

Méthode Waterfall : guide d’introduction pour les débutants

methode waterfall

Avant de se lancer dans la gestion d’un projet, il est indispensable de définir la méthodologie que l’on va suivre. Il existe une grande variété de méthodes. De l’approche agile, plus récente, à la méthode waterfall, plus ancienne et traditionnelle, vous avez l’embarras du choix.

Voici un petit guide pour vous permettre de comprendre le fonctionnement de la méthode waterfall ainsi que ses avantages et ses inconvénients.

Définition

La méthode waterfall, aussi appelée « en cascade », consiste à gérer un projet en suivant des phases linéaires et séquentielles. Chaque phase est consacrée à des tâches en particulier et dépend des résultats de la phase précédente.

De la même façon que l’eau qui descend une cascade ne peut pas remonter, l’équipe projet ne peut pas (ou presque pas) revenir en arrière. Après chaque étape terminée, il faut passer à la suivante. Le projet suit une direction précise et atteint son objectif final en suivant chaque étape, l’une après l’autre.

Origine de la méthode Waterfall

En juin 1956, Herbert D. Benington présente pour la première fois un modèle de phases pour le développement de logiciels. Cependant, on attribue la première description du modèle en cascade à Winston W. Royce, dans un article paru en 1970. Le terme « cascade » est utilisé pour la première fois en 1976, dans un article de Bell et Thayer qui crédite Royce pour le terme (source : Wikipédia).

Grâce à son enchaînement logique et sa facilité de mise en œuvre, la méthode waterfall est rapidement adoptée par de nombreuses industries, notamment la construction et le développement de logiciels informatiques.

Comment ça marche?

La méthode de gestion de projet en cascade suit une succession de six phases dans un ordre linéaire précis et strict. Une phase ne peut démarrer tant que la phase précédente n’est pas terminée.

  • Exigences : tous les besoins et les exigences du client sont identifiés au démarrage du projet, ce qui permet de planifier les phases suivantes sans l’implication du client jusqu’à la livraison du projet.
  • Analyse : l’équipe analyse les demandes du client afin de définir un cahier des charges précis.
  • Conception : cette phase consiste à planifier toutes les étapes nécessaires à la réalisation du projet.
  • Mise en œuvre : l’équipe entre dans la phase de réalisation du produit en suivant précisément les spécifications du client.
  • Validation : l’équipe livre le projet terminé au client qui le teste et vérifie s’il répond bien à toutes ses exigences avant de le valider. S’il y a des erreurs ou des problèmes, l’équipe les solutionne jusqu’à ce que le client soit entièrement satisfait du projet.
  • Mise en service : le produit fini peut enfin être installé et utilisé.

Une phase ne commence que lorsque les résultats de la phase précédente sont validés. Aucun retour n’est possible, sauf si un problème majeur a été découvert lors la phase de vérification.

L’équipe projet travaille seule, en suivant attentivement le cahier des charges défini lors de la première phase (exigences). Le client n’intervient plus durant toute la durée du projet jusqu’à la phase de validation. Il est donc indispensable que rien ne soit oublié lors de la première phase.

Avantages et inconvénients

Comme toutes les méthodologies de travail, l’approche en cascade possède ses avantages et ses inconvénients.

Avantages

Si les objectifs de votre projet sont clairement identifiés, la méthode waterfall est parfaitement adaptée car elle est à la fois simple, facile à mettre en place, logique et très structurée. Elle est également idéale pour les projets où la qualité est plus importante que le coût et les délais.

Puisque tout doit être prévu en amont, la méthode en cascade permet d’avoir une idée précise du budget nécessaire à la réalisation du projet. Elle permet également de planifier avec précision le temps et les ressources nécessaires au bon déroulement du projet. Aucune phase ne se chevauche et l’on sait précisément quand le projet devra être livré.

Il est plus facile de mesurer la progression du projet avec cette méthode puisque tout le déroulé du projet est défini en amont.

Après la phase d’exigences, la présence du client n’est pas nécessaire durant le déroulement du projet, ce qui est pratique pour les clients peu disponibles.

Inconvénients

Le principal inconvénient de la méthode waterfall, c’est son manque de flexibilité. Puisqu’elle se déroule en suivant précisément des étapes, elle ne laisse aucune place aux imprévus et aux modifications.

Avec cette approche, vous avez plus de risques de voir votre client insatisfait et déçu du résultat final du projet. En effet, puisque le client ne peut pas intervenir et ne verra son projet qu’une fois terminé, il est possible que celui-ci ne soit pas en adéquation avec ses attentes et ses besoins qui auront peut-être évolué, tout comme le contexte dans lequel le projet s’inscrit (nouveaux concurrents, nouvelles technologies, nouveaux marchés, etc.).

Pour tout changement, l’équipe devra revoir l’intégralité du projet (ou presque) car toutes les étapes peuvent potentiellement être affectées. Cela décourage la prise en compte d’éventuelles modifications et surtout, une modification risque de générer des retards et des coûts supplémentaires. En effet, il est moins pratique et plus coûteux d’ajouter une option supplémentaire sur un projet presque terminé que sur un projet en cours de réalisation.

Enfin, ce type de méthode en cascade ne convient pas aux projets complexes, de grande envergure.

Conclusion

L’organisation stricte et rigoureuse de la méthode en cascade est très appréciée de certaines industries. Cependant, aujourd’hui, la méthode agile est souvent préférée à la méthode waterfall car elle offre une plus grande souplesse et permet d’impliquer le client tout au long du projet. Néanmoins, il est tout à fait possible de créer votre propre méthode en combinant ces deux approches.