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Green IT : définition, enjeux, exemples et bonnes pratiques

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S’il y a bien un secteur en plein essor qui ne cesse de se développer, c’est le numérique. Aujourd’hui, les outils numériques font partie intégrante de notre quotidien, au travail comme à la maison. Ordinateurs, smartphones, Internet, logiciels, applications, depuis plusieurs dizaines d’années, le secteur de l’informatique s’accroît à une vitesse exponentielle. Et l’on y voit que des avantages : moins de déplacements avec le télétravail notamment, moins de gaspillage de papier grâce à la dématérialisation, gain de temps, amélioration de la collaboration et de la productivité, etc.

Avec la crise sanitaire du coronavirus, le numérique s’est avéré être un outil indispensable pour la continuité de l’activité économique et le maintien du lien malgré le confinement, puis la distanciation sociale.

Ce que l’on ignore souvent, c’est l’impact du numérique sur l’environnement. Car oui, le numérique pollue. Il serait d’ailleurs responsable de 4 % des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde et consommerait 4,2 % de l’énergie primaire mondiale.

Le 24 juin dernier, le sénat a présenté les résultats de son étude sur l’empreinte environnementale du numérique ainsi que ses 25 propositions pour une transition numérique écologique.

Qu’est-ce que le Green IT ?

Ce n’est que dans les années 1990 aux Etats-Unis que l’on a commencé à se préoccuper de l’impact environnemental du secteur de l’informatique. Et les nuisances sont nombreuses : gaz à effet de serre, consommation d’énergie primaire (forme d’énergie disponible dans la nature avant toute transformation), utilisation de ressources abiotiques et d’eau douce, augmentation du volume de déchets non recyclés, forte consommation d’électricité ou encore temps passés devant les écrans.

Le site greenit.fr, créé en 2004, définit le Green IT comme « l’ensemble des technologies de l’information et de la communication (TIC) dont l’empreinte économique, écologique, sociale et sociétale a été volontairement réduite et / ou qui aident l’humanité à atteindre les objectifs du développement durable. »

Le Green IT est désigné par de multiples termes : le numérique responsable, l’informatique écologique ou écoresponsable, l’informatique verte, TIC durables, éco-TIC, sustainable ICT, etc.

Les enjeux du numérique responsable

L’enjeu principal du Green IT est de rendre le numérique bénéfique aussi bien pour l’environnement que pour l’humain. Pour atteindre cet idéal, les objectifs sont les suivants :

  • réduire l’empreinte économique, sociale et environnementale du numérique ;
  • diminuer les nuisances du secteur du numérique à travers ses différents stades : fabrication du matériel informatique, utilisation (consommation d’énergie) et fin de vie (gestion et récupération des déchets, pollution, épuisement des ressources non renouvelables) ;
  • rendre le numérique accessible et éthique pour tous.

Exemple de Green IT

Wimi prend déjà en compte ces problématiques, notamment avec son data center Scaleway DC5, situé à Saint-Ouen l’Aumône, en France. Il s’agit de ce que l’on appelle un “Green Data Center” car les salles serveurs sont refroidies par un processus adiabatique (rafraîchissement de l’air basée sur l’évaporation de l’eau) et les locaux techniques sont refroidis grâce à un système de free cooling direct (des ventilateurs soufflant de l’air provenant de l’extérieur). Autrement dit, il n’y a pas besoin de bloc de climatisation. C’est une technologique inédite en Europe à cette échelle et qui permet de faire des économies d’énergie conséquentes, entre 30% et 40%.

Green IT : les bonnes pratiques

Alors que nos ressources s’épuisent à vue d’œil et que les déchets non recyclables ne cessent de s’accumuler, il devient urgence de changer nos comportements. Voici une liste non exhaustive des bonnes pratiques à adopter pour continuer à utiliser le numérique de manière plus écologique, durable et responsable.

Equipements

  • Evitez de changer trop souvent vos équipements numériques (ordinateurs, smartphones et tablettes) simplement pour être à la mode et avoir le dernier appareil tendance.
  • Entretenez-les, installez des antivirus, faites-les réparer en cas de panne. Si vous devez vraiment en changer, pensez au don, au troc, à la vente d’occasion ou à l’achat reconditionné.
  • Optez pour des appareils porteurs de labels environnementaux comme L’Ange Bleu, Ecolabel Nordique ou encore EPEAT.
  • Evitez de multiplier les appareils (avez-vous vraiment besoin d’un ordinateur, d’un ordinateur portable, d’une tablette ET d’un smartphone ?) et choisissez vos appareils en fonction de vos besoins (pourquoi acheter une imprimante si vous n’imprimez pratiquement jamais ?).

Consommation

Saviez-vous que les technologies numériques constituent le premier poste de consommation électrique au bureau et le second à la maison ? Voici quelques conseils pour y remédier.

  • Eteignez vos appareils plutôt que de les laisser en veille.
  • Saviez-vous que votre box consomme autant qu’un grand réfrigérateur ? Débranchez votre box lorsque vous ne l’utilisez pas, la nuit notamment.
  • Réglez vos appareils en mode « économie d’énergie » et désactivez les options dont vous ne vous servez pas constamment comme la géolocalisation, le wifi ou le Bluetooth.

Impression

  • La règle n°1, c’est de n’imprimer que lorsque cela est vraiment utile et nécessaire.
  • Paramétrez votre imprimante : noir et blanc, recto-verso, 2 pages par feuille, etc.
  • Réutilisez les feuilles imprimées sur une seule face comme papier brouillon.
  • Choisissez du papier et des cartouches d’encre porteurs de labels.
  • Concevez soigneusement vos documents en les rendant lisibles pour éviter de les imprimer, en évitant les aplats de couleurs, en réduisant le nombre de pages, etc.

Recyclage

  • Recyclez vos anciens ordis et téléphones en les déposant en déchetterie, chez un revendeur spécialisé ou dans les bornes de collecte en magasin car ils représentent une vraie mine d’or de matériaux recyclables.

Utilisation d’Internet

  • Nettoyez régulièrement votre boîte mail, supprimez les pièces jointes une fois téléchargées et désinscrivez-vous des newsletters que vous ne lisez pas.
  • Réduisez la taille des fichiers que vous envoyez en pièce jointe.
  • Saviez-vous que vous pouvez diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre de votre recherche web en vous rendant directement sur l’adresse du site plutôt qu’en la tapant dans un moteur de recherche ?

Grâce à ces gestes, nous pouvons tous agir pour minimiser les impacts du numérique sur l’environnement.

Pour plus d’infos sur le numérique responsable, consultez La face cachée du numérique, publiée par l’Ademe.

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