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Doctrine Cloud au centre : quel impact pour le secteur public ?

Doctrine Cloud au centre : quel impact pour le secteur public ?

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Publié par Wimi Staff, le jeudi 17 février 2022, mis à jour le mardi 29 novembre 2022

Ces dernières années, les technologies numériques ont modifié notre façon de travailler. Désormais, dématérialisation des documents, signature électronique, télétravail, outils et applications diverses font partie du quotidien d’une grande partie des entreprises privées ainsi que des organisations publiques en France. C’est ce que l’on appelle la transformation numérique. Et la crise sanitaire n’a fait qu’accélérer la numérisation des services publics afin d’assurer le maintien des activités et des services des administrations, mais aussi pour proposer de nouveaux services aux citoyens.

Aujourd’hui, la plupart de ces services fonctionnent grâce à l’adoption de technologies cloud qui permettent à la fois l’hébergement et le traitement des données des administrations et des citoyens. En 2018, l’État faisait du cloud computing (ou informatique en nuage) l’un des chantiers prioritaires de sa transformation numérique. Et en mai 2021, le gouvernement a annoncé sa politique « Cloud au centre » afin d’encourager l’ensemble des acteurs publics à utiliser le cloud computing pour développer des services numériques de qualité, tout en protégeant au mieux les données des entreprises et des citoyens français.

Découvrez ce qu’est la doctrine « Cloud au centre » et ce que cela implique pour le secteur public.

Qu’est-ce que la doctrine « Cloud au centre » ?

La doctrine « Cloud au centre » fait partie de la stratégie nationale du gouvernement qui vise à « protéger toujours mieux les données des entreprises, des administrations et des citoyens français ». Elle s’inscrit dans la continuité de la doctrine cloud de 2018, et repose sur trois enjeux majeurs pour la France : la transformation des entreprises et des administrations, la souveraineté numérique et la compétitivité économique.

La doctrine « Cloud au centre » concerne tous les acteurs de l’État ainsi que les organismes placés sous sa tutelle. A travers cette doctrine, le gouvernement souhaite que le cloud devienne le mode d’hébergement et de production par défaut des services numériques de l’État. Il veut également montrer l’exemple en matière de protection des données.

Enfin, le passage au cloud doit renforcer la résilience des produits numériques des administrations en cas d’incident, et ainsi garantir la continuité du service public. Le but est de garantir la confiance des Français dans le service public numérique.

Afin d’inscrire durablement le cloud dans la stratégie numérique des administrations, les agents publics seront formés aux technologies du cloud computing et les services numériques des administrations devront être hébergés sur l’un des deux cloud interministériels internes de l’État ou sur des solutions cloud répondant à des critères stricts de sécurité et certifiées SecNumCloud.

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Quel est l’impact pour les acteurs du secteur public ?

L’objectif de la doctrine « Cloud au centre », c’est de s’assurer que les administrations publiques se lancent dans une transformation numérique de qualité qui permet de renforcer la souveraineté de l’État ainsi que la protection des données des entreprises et des citoyens français.

Ainsi, pour mettre en œuvre cette doctrine, les acteurs du secteur public doivent opérer un changement de culture, acquérir de nouveaux savoir-faire et adapter leurs modes de fonctionnement et leurs pratiques au quotidien.

Voici ce qui les attend.

Réfléchir autrement

Les équipes informatiques doivent réfléchir en mode cloud, c’est-à-dire que pour tout nouveau projet numérique, elles ne doivent plus fonctionner comme elles le faisaient auparavant, mais elles doivent rechercher une solution cloud. Cela implique un véritable changement de culture et une nouvelle façon de penser.

Pour cela, le gouvernement conseille aux organisations publiques de se faire suivre et accompagner par des experts qui les aideront à maîtriser les outils et à former les équipes aux bonnes pratiques du cloud computing. Les fournisseurs de service cloud peuvent également les assister et leur proposer des formations adaptées.

Recruter et former

Les administrations devront recruter des personnes compétentes et mettre en place des programmes de formation dédiés au cloud pour les agents faisant partie des équipes informatiques ainsi que des directions qui utilisent des produits numériques ou gèrent des projets numériques. Les équipes qui débutent dans ce domaine pourront bénéficier d’un accompagnement spécifique de leur ministère et de la direction interministérielle du numérique (DINUM).

Bien choisir la solution cloud

Le choix de la solution cloud la plus adaptée dépend des différentes contraintes de l’organisation publique (contraintes réglementaires et de sécurité, licences logicielles, etc.) ainsi que du type de données qu’elle traite au quotidien.

Par exemple :

  • si l’administration traite des données sensibles (données personnelles, données financières ou bancaires, données confidentielles, etc.), elle devra utiliser le cloud interne ou un cloud commercial digne de confiance (certifié SecNumCloud), sous la protection du droit européen et qui respecte le RGPD ;
  • si elle traite des données médicales, l’hébergeur doit, en plus des conditions citées précédemment, être conforme à la législation sur l’hébergement de données de santé;
  • si elle gère des données non sensibles, elle pourra utiliser une solution de cloud commercial de son choix, tant que celle-ci répond à des exigences strictes, c’est-à-dire qu’elle soit qualifiée SecNumCloud et protégée des réglementations hors de l’Union européenne.

Respecter le budget

Les acteurs du service public qui entreprennent leur transformation numérique et adoptent la doctrine « Cloud au centre » doivent être attentifs à ne pas augmenter leur budget informatique sous prétexte de suivre les objectifs stratégiques de modernisation imposés par le gouvernement.

Ainsi, lorsqu’elles choisissent un fournisseur de cloud computing, les organisations publiques doivent prendre en compte différents critères tels que la garantie d’un haut niveau de sécurité, la conformité avec le RGPD, la politique de contrôle des accès, le chiffrement des données, etc., ainsi que le prix de la prestation.

Pour conclure

Avec la doctrine « Cloud au centre », l’État encourage l’ensemble des acteurs publics à développer un meilleur service public numérique, tout en garantissant la protection des données des entreprises et des citoyens français. Pour adopter cette doctrine, les administrations devront changer leurs pratiques et leur culture, ce qui leur permettra d’utiliser au mieux ces technologies.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du gouvernement dédié au numérique.

 

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