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En gestion de projet, pour être performant et réussir tous vos projets, il faut être organisé et productif, savoir gérer efficacement son temps et anticiper les risques.

Saviez-vous qu’il existe des lois et des principes qui régissent la vie au travail ? En voici 7 que vous allez forcément rencontrer dans votre carrière de chef de projet et qu’il est important de connaître pour gérer efficacement vos projets et garantir leur réussite.

1. La loi de Murphy

« Tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner. » (« Anything that can go wrong, will go wrong » en anglais).

C’est Edward A. Murphy Jr, un ingénieur aérospatial américain, qui développa cette loi pessimiste. Aussi connue sous le nom de Loi de l’emmerdement maximum (LEM) ou loi de la tartine beurrée (vous savez, la tartine du matin qui tombe systématiquement du côté confiture), ce principe se vérifie régulièrement au travail lorsque des aléas viennent retarder vos projets.

Leçon à en tirer : cette loi vous oblige à toujours imaginer le pire, vous pousse à anticiper les problèmes potentiels et à réfléchir à des solutions pour les limiter, voire les éliminer.

2. Le principe de Pareto

Aussi connu sous le nom de loi des 20-80, le principe de Pareto affirme que 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes. Inventé au début du XXe siècle par Vilfredo Pareto, un économiste italien, ce principe se vérifie dans de nombreux domaines, et notamment la gestion de projet.

Par exemple, ce principe veut dire que 80 % du chiffre d’affaires est produit par 20 % des clients ou que 20% des projets donnent 80% des résultats. Le principe de Pareto vous aide donc à identifier les tâches les plus importantes à réaliser.

Leçon à en tirer : vous devez revoir vos priorités, vous concentrer sur les tâches importantes et déléguer les tâches secondaires. N’hésitez pas à abandonner les projets qui ne sont pas rentables et vous font gaspiller du temps ainsi que des ressources humaines et financières.

3. La loi de Parkinson

La loi de Parkinson est une loi fondamentale de l’organisation du travail. Elle est publiée par Cyril Northcote Parkinson, un écrivain britannique, dans un article de la revue The Economist le 19 novembre 1955.

Le principe de cette loi est le suivant : « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». En résumé, plus on a de temps pour réaliser une tâche, plus cette tâche prend du temps.

Leçon à en tirer : fixez des échéances raisonnables et réalistes pour l’accomplissement de vos tâches et faites des points réguliers pour en suivre la progression.

4. La loi de Carlson

Avec cette loi, l’économiste suédois Sune Carlson affirme que tout travail interrompu sera moins efficace et prendra plus de temps que s’il était effectué de manière continue.

C’est prouvé : l’interruption nuit gravement à la productivité. Téléphone, emails, discussion entre collègues et autres distractions extérieurs vous empêchent de vous concentrer et de faire votre travail le plus efficacement possible. Saviez-vous qu’il nous faut entre 3 et 5 min pour se remettre au travail ? Sur une journée de travail, cela constitue une perte de temps importante.

Leçon à en tirer : réduisez au maximum les interruptions. Ne consultez vos emails que deux fois par jour, évitez le multitâche, commencez une tâche et terminez-la avant de passer à la suivante, et isolez-vous pour travailler dès que c’est possible.

5. La loi d’Illich

Aussi appelée la loi des rendements décroissants, la loi d’Illich affirme que « au-delà d’un certain seuil, l’efficacité humaine décroît, voire devient négative ». C’est à Ivan Illich, un penseur écologiste autrichien, que l’on doit ce principe.

Au-delà de 90 minutes passées sur une tâche, notre attention et notre efficacité diminuent. Plus on se force à continuer à travailler, moins on est performant. Si vous n’arrivez pas à terminer une tâche, arrêtez de vous acharner et faites une pause.

Leçon à en tirer : apprenez à faire des pauses. A midi, prenez une vraie pause déjeuner. Allez manger à l’extérieur seul ou avec des collègues ou partez vous promener, mais évitez de manger un sandwich devant votre écran. Votre cerveau a besoin de faire des pauses pour être productif.

6. La loi de Laborit

Selon Henri Laborit, un chirurgien et neurobiologiste français, notre comportement nous pousse à faire ce qui nous fait plaisir en premier. Au travail, notre instinct nous incite à fuir le stress. C’est pour cela que nous procrastinons, c’est-à-dire que nous repoussons une tâche au lendemain. La loi de Laborit est d’ailleurs aussi surnommée « la loi du moindre effort », soulignant le fait que l’on préfère réaliser les tâches qui nous procurent une satisfaction immédiate.

Leçon à en tirer : commencez votre journée de travail pour la tâche la plus difficile et/ou pénible, puis offrez-vous une récompense dès que celle-ci est terminée. Planifiez vos journées à l’avance en fonction de la difficulté de vos activités.

7. La loi de Hofstadter

Egalement appelée loi de glissement de planning, la loi de Hofstadter affirme qu’« il faut toujours plus de temps que prévu, même en tenant compte de la Loi de Hofstadter. » Elle fut énoncée par Douglas Hofstadter, un universitaire américain, dans son livre Gödel, Escher, Bach : Les Brins d’une Guirlande Éternelle (Prix Pulitzer) publié en 1979.

Pour Hofstadter, il arrive souvent que l’on se trompe dans l’évaluation du temps nécessaire à la réalisation d’un projet, soit par méconnaissance du travail à accomplir, soit pour faire plaisir à sa hiérarchie en annonçant des dates butoirs volontairement plus courtes. Cependant, les délais finissent par être repoussés et le planning glisse et se décale.

Leçon à en tirer : le chef de projet et son équipe doivent estimer plus largement le temps nécessaire à la réalisation de leur projet. Partez du principe qu’il prendra inévitablement du retard. Il est préférable de terminer un projet plus tôt que prévu, plutôt que l’inverse.

Conclusion

Prenez en compte ces lois et principes pour être plus efficace au travail et dans la gestion de vos projets. Et pour améliorer la collaboration et les performances au sein de votre équipe projet, n’hésitez pas à adopter une plateforme collaborative telle que Wimi.